
Le journal : La seringue sur le podium
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Un
cycliste qui se relève la nuit pour faire de l’exercice
pour ne pas que son sang se fige, ça paraît
invraisemblable et pourtant ça existe (ou ça a existé).
Monsieur Daireaux, médecin conseiller de la Jeunesse et du
sport, est venu nous expliquer pourquoi les sportifs se
dopent.
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Interview de Monsieur Daireaux menée par Hélène et
Lucile (3ème 5) :
Ma mission
consiste à mettre en application la loi contre le dopage qui date du
23 mars 1999 (loi BUFFET, du nom de la ministre de la Jeunesse). Cette
loi est relative à la protection de la santé des sportifs et à la
lutte contre le dopage. Nous considérons actuellement que ceux qui se
dopent sont en danger. Par arrêté du ministère de la Jeunesse et du
Sport, chaque année une liste est publiée pour dire : «tel produit
est dopant, tel ne l’est pas». .Mais cette liste est limitée. Les
conduites dopantes sont plus étendues. La différence est ténue
entre l’aide aux sportifs, c’est à dire ce qui est supposé le
«secouer» un peu et le «dopage», qui est comme la drogue, une
dépendance. Dans ces deux cas, il s’agit de rendre le sportif
meilleur.
Un
conseil de lutte anti-dopage vient d’être créé. Il peut alourdir
la sanction d’un sportif qui ne risquait jusqu’ici qu’une
exclusion de son club. Il peut punir aussi les fournisseurs. La loi
est extrêmement sévère.

Somment les sportifs en viennent-ils au dopage ?
C’est le fondement même de la réflexion. Il y a deux
réponses possibles. A
l’inverse de la toxicomanie, c’est l’hyperadaptation ; c’est
pour être meilleur et pour gagner plus d’argent que le sportif se
dope. Cela peut
être aussi pour revenir au premier plan ou après une blessure ou une
défaite. Les produits qui se prennent par voie orale sont faciles à
donner à un sportif sans qu’il le sache. Mais ce qui est sûr, c’est
que l’E.P.O. est impossible à donner à l’insu d’une personne
car il ne se fait que par injection.
Les
produits dopants à la mode :
Ces
substances appartiennent à des catégories qui sont bien définies :
il y a les produits
pour le dopage dit « pauvre » et ceux pour le dopage dit
«riche ». Dans
les dopants à la mode, il y a :
L’E.P.O. : c’est une hormone qui sert à la fabrication des
globules rouges. Une cure d’E.P.O. vaut aujourd’hui 60 mille
francs pour une petite saison. A Sydney, ce n’était pas les pays
comme le Maroc ou l’Inde qui auraient pu payer ça à leurs
sportifs
L’hormone de croissance : c’est 30 mille francs l’injection.
Les anabolisants : hormones qui augmentent la force. Ces
produits ne sont pas chers et se trouvent facilement.
Tous les
autres produits moyennement chers : le « pot belge »
constitué de cocaïne, d’héroïne, … il reste facilement
trouvable, mais il conduit à la toxicomanie.
Une
détection délicate :
Il y a deux
moyens officiels de détecter le dopage : le contrôle anti-dopage et
l’examen qui permet d’avoir une forte suspicion. Jusqu’aux Jeux
de Sydney, tous les contrôles se faisaient par les analyses d’urine.
C’est un problème de réglementation : le
recueil d’urine n’est pas traumatisant. Dans
certains pays, le sang est considéré comme un organe, donc on ne
peut pas faire de prise de sang.
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